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	<title>Mayura Torii</title>
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	<description>Contemporary art, drawing, painting, etc.</description>
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		<title>Mayura Torii</title>
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		<title>Labeur, d'apr&#232;s Pollock</title>
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		<title>Labeur #1 (fleurs)</title>
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		<title>Still-Life for Pets (Cats)</title>
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		<title>Still-Life for Pets (Dogs)</title>
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		<title>Le Sol Vide</title>
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		<title>Attaque/Contre-Attaque</title>
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		<title>Faux amis (fozami) - Fr&#233;d&#233;ric Valabr&#232;gue</title>
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		<description>
&lt;p&gt; : Please see below for the English translation : &lt;br class='autobr' /&gt;
On arrive parfois d'ailleurs pour entrer dans un pays dont on n'a pas les cle&#769;s et qui se nommerait l'art contemporain. Comment peut-on e&#770;tre turc ? Paysan de Paris ? Comment peut- on e&#770;tre be&#769;otien ? Il faut d'abord sentir que Mayura Torii e&#769;pouse le point de vue de celui qui ne comprend rien. Elle de&#769;barque. Elle a conscience d'un comique de situation particulier : il s'agit de se fabriquer une compre&#769;hension, un entendement a&#768; soi, alors (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.mayuratorii.com/texte" rel="directory"&gt;Text&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt; : Please see below for the English translation :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On arrive parfois d'ailleurs pour entrer dans un pays dont on n'a pas les cle&#769;s et qui se nommerait l'art contemporain. Comment peut-on e&#770;tre turc ? Paysan de Paris ? Comment peut- on e&#770;tre be&#769;otien ? Il faut d'abord sentir que Mayura Torii e&#769;pouse le point de vue de celui qui ne comprend rien. Elle de&#769;barque. Elle a conscience d'un comique de situation particulier : il s'agit de se fabriquer une compre&#769;hension, un entendement a&#768; soi, alors qu'on est plonge&#769; dans un monde dont les rituels et les principes nous e&#769;chappent. Double regard amuse&#769; sur soi-me&#770;me : la conscience d'une aporie et le de&#769;sir de se servir d'une compre&#769;hension lacunaire pour la faire re&#769;sonner avec son propre he&#769;ritage. Ou&#768; trouver des e&#769;quivalences a&#768; ce monde e&#769;tranger dans ma propre culture et ou&#768; mesurer des diffe&#769;rences hyperboliques, des antipodes dont l'e&#769;cart m'invite au vertige de l'alte&#769;rite&#769; ? Le monde le plus e&#769;tranger dans la sphe&#768;re d'un art contemporain qui l'est de&#769;ja&#768; en lui-me&#770;me, ce sera le concept. En plus, c'est le pont aux a&#770;nes le plus rebattu. Le statut de la philosophie est particulier en orient. Il est certain qu'Aristote n'y sera jamais place&#769; au me&#770;me endroit de la pense&#769;e qu'en occident. Mais la bonne nouvelle, pour Mayura Torii, c'est que le langage puisse objecter ce a&#768; quoi il se re&#769;fe&#768;re, de&#769;placer ce qu'il de&#769;signe, que la diffe&#769;rence de re&#769;sonance entre le mot et l'objet qui l'illustre puisse offrir le me&#770;me voyage qu'entre deux ge&#769;ographies et deux cultures. Le conceptualisme he&#769;rite&#769; de Wittgenstein met langage et re&#769;fe&#769;rents a&#768; co&#770;te&#769; de leurs pompes. A partir d'une semblable hypothe&#768;se, on enregistre les malentendus, les fausses coi&#776;ncidences et les hiatus. On ajoute doute et confusion a&#768; la me&#769;taphysique abyssale de la ressemblance et de la dissemblance. La traduction marque ce me&#770;me intervalle, ce me&#770;me e&#769;cart que Marcel Duchamp a de&#769;signe&#769; comme e&#769;tant un lieu d'investigation, un outil de travail et une ope&#769;ration. La volonte&#769; de rejoindre une culture, celle de rentrer dans une autre langue, oblige a&#768; la traverse&#769;e d'un vide sur lequel on jette des ponts fragiles. Je fais semblant d'entendre mais je comprendrais plus tard. Le jeu de mots, ses variations, son niveau phone&#769;tique sont l'objet d'une exploration et d'une appropriation. Le plurilinguisme occasionne la mise en place d'un syste&#768;me divergent favorisant le malentendu. La multiplication des langues cre&#769;e un espe&#769;ranto fallacieux. Les fausses coi&#776;ncidences ruinent l'utopie de la tour de Babel. Les polyglottes parlent la glossolalie. Il y a perte, effondrement ge&#769;ne&#769;ralise&#769; du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour celui qui, familier d'une langue, se re&#769;veille d'un sens convenu, le sel de l'e&#769;quivoque n'est pas le me&#770;me que pour celui qui, pris dans des e&#769;chos pluriels, prend tout a&#768; pied de la lettre ou du son. Le point de vue de Mayura Torii est celui de l'ignorance. La remarque du ne&#769;ophyte, du simple d'esprit ou de l'idiot vient de&#769;contenancer le savant. Le regard de l'e&#769;trange&#768;re sur une valeur aussi statufie&#769;e que le ready-made est celui de l'inge&#769;nuite&#769;. Cet objet rempli comme un &#339;uf d'autant de commentaires, faisons lui une petite laine pour l'hiver, il pourrait s'enrhumer. Mitaine pour le sexe endolori du se&#769;ducteur. Marcel Duchamp domestique&#769;. L'intervention est superflue, intempestive, empresse&#769;e, attendrissante d'incongruite&#769;. Pourtant, elle est tellement juste ! Bien su&#770;r les Lady-mades s'inscrivent dans le sillage des modifications, rectifications analytiques ou subversives de Sherrie Levine, Le&#769;a Lublin, Helen Chadwick.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dorloter les &#339;uvres du Grand De&#769;mystificateur, non pas pour de&#769;mystifier la de&#769;mystification, mais pour couvrir ses choix sous un ensemble de sensations contraires et inattendues : la fait main, l'artisanat, l'ouvrage de dame, le soin, le pansement, la tendresse &#171; cute &#187;. Le regard de l'innocent ( malicieux et espie&#768;gle ) prend a&#768; contre-pied une ve&#769;ne&#769;ration et l'e&#769;bre&#768;che a&#768; force de bonne volonte&#769; catastrophique. L'humour du Mai&#770;tre est retourne&#769; par le sens du burlesque de son embarrassante groupie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayura Torii se laisse porter par un flottement d'incompre&#769;hension, une confusion des genres et des valeurs. Ce flottement et cette confusion, elle les enregistre, les construit, toujours au nom d'un sourire. Elle re&#769;injecte du jeu, un de&#769;connage subtile, dans l'aspect pontifiant du concept. En cela, elle demeure amuse&#769;e et sceptique envers la sure&#769;valuation que fait l'occidental de la pense&#769;e performative. Elle ne se contente pas pour autant de rappeler qu'il y a des mondes autrement oriente&#769;es et dont les hie&#769;rarchies sont autres. A partir d'une de&#769;stabilisation sans gravite&#769;, elle travaille des sensations de jouissance et d'e&#769;tonnement propres au de&#769;paysement. Chacune de ces &#339;uvres nous restitue le trouble du passage, l'inde&#769;cision du seuil, le frisson de&#769;licieux d'une petite frontie&#768;re mentale a&#768; passer. Cette &#339;uvre qui s'appuie sur le langage explore des sensations d'e&#769;trangete&#769; et de pre&#769;sence plus ou moins de&#769;colle&#769;e du re&#769;el.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Discutant ensemble de traduction au sens large, proverbe contre proverbe, usage contre usage, m&#339;urs contre m&#339;urs, donc de la recherche d'une e&#769;quivalence approximative, nous en e&#769;tions venus au point ou&#768; je lui demandais comment une mai&#770;tresse de maison s'y prend au Japon pour indiquer que ses invite&#769;s commencent a&#768; s'incruster un peu trop et qu'il est temps de prendre conge&#769;. He&#769; bien, me re&#769;pond-t-elle, elle retourne le balai ! J'e&#769;tais terrifie&#769;. C'e&#769;tait d'une violence...!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fre&#769;de&#769;ric Valabre&#768;gue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;+++&lt;br class='autobr' /&gt;
(English version)&lt;br class='autobr' /&gt;
One sometimes arrives from elsewhere to enter a country to which one does not have the keys, and which could be called contemporary art. How can one be Turkish ? A peasant of Paris ? How can one be a philistine ? It is necessary to feel that Mayura Torii takes the point of view of the someone who does not understand anything. She feigns ignorance. She is aware of a particular situational comedy : it is a question of creating an understanding for oneself, an understanding of one's own, while one is immersed in a world whose rituals and principles escape us. An amused double look at oneself : the awareness of an aporia and the desire to use a lacunar understanding to make it resonate with one's own heritage. Where to find equivalences to this foreign world in my own culture and where to measure hyperbolic differences, antipodes whose gaps invite me to the vertigo of otherness ? The concept will be the most foreign world in the sphere of a contemporary art that is already in itself. In addition, it is the bridge of the most hackneyed asses. The status of philosophy is particular in the East. It is certain that Aristotle will never be regarded in the same esteem as in the West. But the good news is that for Mayura Torii language can object to what it refers to, move what it designates ; that the difference in resonance between the word and the object to which it refers can offer the same journey as between two geographies and two cultures. The conceptualism inherited from Wittgenstein puts language and referents out of their depth. From a hypothesis of this kind, one registers the misunderstandings, the false coincidences and the hiatuses. One adds doubt and confusion to the abysmal metaphysics of similarity and dissimilarity. Translation marks this same interval, this same gap that Marcel Duchamp designated as a place of investigation, a working tool and an operation. The will to integrate a culture, to enter into another language, forces the crossing of a void on which fragile bridges are built. I pretend to get it but I will understand later. The word game, its variations, its phonetic level are the objects of exploration and appropriation. Plurilingualism establishes a divergent system favoring misunderstanding. The multiplication of languages creates a spurious Esperanto. False coincidences ruin the utopia of the Tower of Babel. Polyglots speak glossolalia. There is a loss, a generalized collapse of meaning.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For someone who, familiar with a language, awakens to an established meaning, the salt of equivocation is not the same as for the one who, caught in multiple echoes, takes everything at face value or by sound. Mayura Torii's point of view is that of ignorance. The remark of the neophyte, the simple-minded or the idiot comes to disconcert the scholar. The stranger's view at a value as statuesque as the ready-made is that of ingenuity. This object full as an egg with so many comments, let's make it a small wool for the winter so it doesn't catch a cold. Mitten for the sore sex of the seducer. Marcel Duchamp domesticated. The intervention is superfluous, inopportune, officious, touchingly incongruous. However, it is so appropriate ! Of course the Lady-mades follow in the wake of modifications, analytical or subversive rectifications of Sherrie Levine, L&#233;a Lublin, Helen Chadwick.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pampering the works of the Great Demystifier, not to demystify the demystification, but to cover his choices under a range of contrary and unexpected sensations : the handmade, the craft, the work of a lady, the care, the bandage, the tenderness &#034;cute&#034;. The gaze of the innocent ( mischievous and playful ) takes contrary a veneration and chips it with catastrophic goodwill. The humor of the Master is turned upside down by the sense of burlesque of his embarrassing groupie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mayura Torii lets herself be carried by a floating incomprehension, a confusion of&lt;br class='autobr' /&gt;
genres and values. She observes this floating, records it, and constructs from it,&lt;br class='autobr' /&gt;
always with a smile. Her work reinjects playfulness and subtle irony into the often&lt;br class='autobr' /&gt;
pontificating realm of conceptual art. In doing so, she remains amused and&lt;br class='autobr' /&gt;
skeptical toward the Western overvaluation of performative thinking.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rather than simply reminding us that other worlds exist, with their own orientations&lt;br class='autobr' /&gt;
and hierarchies, she destabilizes, but never heavily, cultivating sensations of joy and&lt;br class='autobr' /&gt;
astonishment born of disorientation. Each of her works restores the thrill of crossing&lt;br class='autobr' /&gt;
a small mental border, the delicious uncertainty of a threshold. Rooted in language,&lt;br class='autobr' /&gt;
her practice explores sensations of strangeness and presence, states of being that&lt;br class='autobr' /&gt;
hover between reality and detachment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Discussing together about translation in the broad sense, proverb against proverb, usage against usage, morals against morals, and thus the search for an approximate equivalence, we came to the point where I asked her how a housewife in Japan indicates that her guests are starting to intrude a little too much and that it is time to leave. Well, she replied, she turns the broom upside down ! I was terrified. It was so violent...!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fre&#769;de&#769;ric Valabre&#768;gue&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Artiste au Travail</title>
		<link>https://www.mayuratorii.com/Artiste-au-Travail</link>
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		<dc:date>2023-06-20T22:10:34Z</dc:date>
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		<dc:creator>Mayura Torii</dc:creator>



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&lt;a href="https://www.mayuratorii.com/volume" rel="directory"&gt;Volume&#12539;Installation &lt;/a&gt;


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	</item>
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		<title>Enfourcher la langue - Sarah Lallemand</title>
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		<description>
&lt;p&gt; : Please see below for the English translation : &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est sous une apparence inoffensive que les repre&#769;sentations de Mayura Torii attaquent le visible en y faisant croi&#770;tre comme un cheveu sur la langue. Cet imperceptible travail de sape, pour qu'il puisse (nous) prendre, s'appuie sur le vu, su et connu de tous a&#768; savoir la langue et le visible qui s'y rattachent. Pre&#769;levant simplement parmi les ingre&#769;dients qui existent de&#769;ja&#768; (locution, objet, forme simple, quotidien, mot, idiotisme) Mayura (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.mayuratorii.com/texte" rel="directory"&gt;Text&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt; : Please see below for the English translation :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sous une apparence inoffensive que les repre&#769;sentations de Mayura Torii attaquent le visible en y faisant croi&#770;tre comme un cheveu sur la langue. Cet imperceptible travail de sape, pour qu'il puisse (nous) prendre, s'appuie sur le vu, su et connu de tous a&#768; savoir la langue et le visible qui s'y rattachent. Pre&#769;levant simplement parmi les ingre&#769;dients qui existent de&#769;ja&#768; (locution, objet, forme simple, quotidien, mot, idiotisme) Mayura Torii y affute le sens au scalpel pour une conjugaison &#8220;readycule&#8221;. Devant, derrie&#768;re, autour, au fond des photographies, des dessins, des sculptures et des titres, le spectateur fabrique alors a&#768; plein re&#769;gime, dans le de&#769;sordre &#8220;alphabe&#770;tique&#8221;, a&#768; contre-sens comme dans tous les sens, gou&#770;tant une langue devenue bifide qui fait zozoter le visible, anamorphose l'intelligible. C'est ainsi que Mayura Torii tire ses traits d'esprit et nous y ouvre, le de&#769;poussie&#769;rant d'un Witz caustique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur d'une pratique volontairement minimaliste se fait a&#768; cette occasion &#8220;o&#770;teur&#8221; de toute empreinte personnelle, y pre&#769;fe&#769;rant l'emprunt dans les lieux communs du culturel qui, y piochant, creuse et bouture dans la te&#770;te spectatrice. Ce retrait volontaire du Je laisse en effet plus de place aux jeux, ceux faits des glissements et d'emboi&#770;tement, d'enchai&#770;nements de pense&#769;e au de&#769;chai&#770;nement de sens a&#768; partir de quelques coi&#776;ncidences langagie&#768;res et/ou visuelles. Mayura Torii renverserait alors l'expression &#171; qui peut le plus peut le moins &#187; par une pratique du peu mais avec un effet maximal dans les tre&#769;buchements de sens (in)attendus, y risquant les bonnes ou mauvaises chutes comme lorsqu'il s'agit d'un bon mot, spe&#769;culant sur les rattrapages risibles ou virtuoses a&#768; la rampe culturelle. Pour exemple, c'est compter sur un esprit d'escaliers dans lequel nous serions pousse&#769;s que me&#769;thodiquement dessiner et couper en cinq tranches de 50 x 55 cm un Aspirateur divise&#769; : par un phe&#769;nome&#768;ne de re&#769;fe&#769;rences et re&#769;sonnances en cascade, cet improbable et de&#769;licat polyptique mime&#769;tique nous conduirait de l'aspirateur hisse&#769; sur l'autel votif du me&#769;nage consomme&#769; a&#768; l'aura brise&#769;e du Ready Made, du mouton tranche&#769; de Damien Hirst au re&#770;ve de la me&#769;nage&#768;re hachant menu pour mieux le ranger l'avaleur d'un E&#769;levage de poussie&#768;re duchampien... La liste serait longue comme une vis et un de&#769;vis(s)age sans fin. Ainsi, parce que c&#807;a de&#769;rape doucement, loin du spectaculaire et de l'effet de geste &#8211; et ce pre&#769;cise&#769;ment souvent a&#768; l'endroit d'une rigueur technique qui fait illusion &#8211;, la machine s'emballe en tout sens. Pre&#768;s de cent ans apre&#768;s Duchamp, la marie&#769;e caracole de&#769;sormais avec tous les ce&#769;libataires idiotiques et donne re&#769;ception avec grand art dans la petite cuisine du banal ou&#768; le High et Low s'embrassent. S'y (en)fourche la langue, y copule le domestique et le savant, dans un lit aussi vaste que deux champs culturels. Pe&#769;trissant de toutes parts, mettant a&#768; nu les mots, se poilant en enfantant de l'hybride, bridant les formes mais de&#769;bridant le fond, c'est l'&#339;uvre qui de&#769;fait le sens et &#171; c'est le regardeur qui fait le tableau &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous berc&#807;ant et nous bernant tout a&#768; la fois d'allusions plurielles dont e&#769;rotiques et d'illusions singulie&#768;res dont poe&#769;tiques, les &#339;uvres de Mayura Torii osent couper la parole crue et le visible (re)connu pour y planter un hiatus qui en dit aussi long qu'un hai&#776;ku...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sarah Lallemand&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226;&#8226;&#8226; &lt;br class='autobr' /&gt;
(English version)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is under an innocent appearance that Mayura Torii's representations strike at the visible, making something grow there like a hair on the tongue. This imperceptible work of subversion, so that it may take hold of us, relies on what is already seen, known and shared : language, and the visible that attaches to it. Drawing simply from ingredients that already exist &#8212; an expression, an object, a simple form, an everyday thing, a word, an idiom &#8212; Mayura Torii sharpens meaning with a scalpel, crafting a form of &#8220;ready-cule&#8221; conjugation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In front of, behind, around and within the photographs, drawings, sculptures and titles, the viewer becomes a restless fabricator, working in &#8220;alphabetical&#8221; disorder, making sense and nonsense at once, tasting a bifurcated tongue that makes the visible lisp and the intelligible twist. Thus Mayura Torii draws out her wit and opens it to us, dusting it off with a caustic Witz.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The artist, whose practice is deliberately minimalist, becomes here a kind of &#8220;deleter&#8221; of personal imprint, preferring instead to borrow from the commonplaces of culture, digging, grafting and taking root in the spectator's mind. This voluntary withdrawal of the I gives more space to play : to slips and fits, to chains of thought and unchained meanings, born from linguistic or visual coincidences. Mayura Torii might then invert the saying &#8220;less is more,&#8221; practicing little yet achieving maximum effect through unexpected stumbles of meaning, risking both graceful and clumsy falls as in a clever pun, speculating on ridiculous or virtuosic recoveries along the cultural ramp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For instance, imagine the methodical drawing and cutting into five 50 x 55 cm slices of a Divided Vacuum Cleaner. Through a cascade of references and resonances, this improbable and delicate mimetic polyptych would carry us from the vacuum cleaner raised onto the votive altar of the consummate household to the shattered aura of the Readymade, from Damien Hirst's sliced sheep to the housewife's dream of neatly chopping and storing a Duchampian Dust Breeding. The list would be as long as a screw, and an endless un-screwing of faces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Because things slip gently, far from the spectacular or the grand gesture, often precisely through the illusion of technical rigor, the machine runs wild in every direction. Nearly a century after Duchamp, the bride now frolics with all the idiotic bachelors, hosting with great art a reception in the small kitchen of the banal, where High and Low embrace. Here the tongue forks, the domestic and the intellectual copulate in a bed as wide as two cultural fields. Kneading from all sides, laying words bare, laughing while giving birth to hybrids, restraining form but unbridling content, the work itself unravels meaning, and indeed, &#8220;it is the viewer who makes the painting.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rocking and deceiving us all at once with plural allusions, some erotic, and singular illusions, some poetic, Mayura Torii's works dare to cut into raw speech and familiar sight, planting there a hiatus that says as much as a haiku...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sarah Lallemand&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Parkour </title>
		<link>https://www.mayuratorii.com/Parkour</link>
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		<dc:date>2022-07-13T14:52:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mayura Torii</dc:creator>



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&lt;p&gt;Lecture &lt;br class='autobr' /&gt; Parkour par Mayura Torii https://vimeo.com/729632406 &lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;br class='autobr' /&gt;
. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette vid&#233;o d'une minute &#034;Parkour&#034; (sport pratiqu&#233; en ville qui consiste &#224; r&#233;aliser des parcours dans l'espace urbain) le traceur est invisible. La cam&#233;ra suit la course du coureur en filmant, non le sujet qui court, mais l'environnement parcouru. On entend les pas du traceur, son environnement sonore, mais on ne le voit pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps, central dans ce type de production manque &#224; l'image. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.mayuratorii.com/Video" rel="directory"&gt;Vid&#233;o&lt;/a&gt;


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&lt;p&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;p&gt;Dans cette vid&#233;o d'une minute &#034;Parkour&#034; (sport pratiqu&#233; en ville qui consiste &#224; r&#233;aliser des parcours dans l'espace urbain) le traceur est invisible. La cam&#233;ra suit la course du coureur en filmant, non le sujet qui court, mais l'environnement parcouru. On entend les pas du traceur, son environnement sonore, mais on ne le voit pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le corps, central dans ce type de production manque &#224; l'image. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;alisation : Camille Tabary et J.J. &lt;br class='autobr' /&gt;
***&lt;br class='autobr' /&gt;
In this one-minute video Parkour (an urban sport that involves navigating the cityscape through acrobatic movements), the traceur is invisible. The camera follows the runner's path, not by filming the athlete, but by capturing the environment they move through. We hear the sound of footsteps and the surrounding urban noises, yet the runner remains unseen.&lt;br class='autobr' /&gt;
The body, usually central in this kind of performance, is absent from the image.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;alisation : Camille Tabary et J.J.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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