CV

Mayura Torii explore les malentendus de qui serait lost in translation autant sur le plan de la vie quotidienne que dans les différents propos entendus sur les arts, malentendus fertiles en humour et aiguisant l’esprit critique. Le langage est sa source première de perplexité et d’inventions, la seconde, attenante, étant la traduction qu’elle a été obligée d’opérer d’une culture dans une autre pendant longtemps. Ses objets, dessins, peintures, souvent accompagnés de cartels et de titres, sont propices aux jeux de mots ou d’images, à l’équivoque sexuel et au non sens. Elle montre comment des mots pris pour d’autres décrochent des images qui s’y rapportent. Grâce à ces hiatus, c’est avec finesse qu’elle s’en prend à l’autorité patriarcale culturelle et domestique, qu’elle soit la référence obligée au Grand Artiste ou l’homme au quotidien. Elle ne le fait pas en militante mais sur le mode d’objections à rebondissements qui ne concluent rien, d’autant plus que le doute tamise son ironie, qu’il en est le sel.
 : Extrait du texte "Decor" - Frédéric Valabregue :

(English Version)
Mayura Torii explores the misunderstandings of whom would be "lost in translation" as much in daily life as in the various comments heard about arts, misunderstandings that are fertile in humor and sharpening the critical mind. Language is her first source of perplexity and invention, the second, adjoining, is the translation that she has been obliged to make from one culture into another for a long time. Her objects, drawings, paintings, often accompanied by cartels and titles, are propitious to word or image games, to sexual equivocation and to nonsense. She shows how words taken for others detach from the images that are related to them. Thanks to these hiatuses, it is with finesse that she attacks the cultural and domestic patriarchal authority, whether it be the obligatory reference of the Great Artist or the man of everyday life. She does not do it as a militant but in the mode of objections with rebounds that conclude nothing, especially since the doubt sifts her irony, which is its salt.
 : Extract of the text "Decor" - Frédéric Valabregue :